LES CHEVAUX
Les chevaux nous regardent
D’un regard de pitié
Leurs yeux sont noirs de douceur
Prêts à tout nous pardonner
Les chevaux nous regardent
D’un regard de faiblesse
Comme on enfouit sa douleur
Face à l’enfant qui nous blesse
Si tu existes mon Dieu
Tu dois avoir ce regard-là
Oh ! Qu’avons-nous fait de toi ?
Que t’avoir mis la mort aux dents
Si parfois tu regrettes un peu
Bien sûr je te comprends
Les chevaux nous regardent
Semble-t-il sans rancune
Dans leurs yeux noirs ni rancœur
Ni colèr’, ni haine aucune
Seulement cette déception tendre
De celui qui espèr’, mais qui sait
Qu’il ne doit plus rien attendre
Qui nous aime mais comme à regret
Si tu existes mon Dieu
Tu dois avoir ce regard-là
Oh ! Qu’avons-nous fait de toi ?
Que t’avoir mis la mort aux dents
Si parfois tu regrettes un peu
Bien sûr je te comprends